
L’Europe redonne un nouveau délai supplémentaire à Londres qui n’a pas tenu son engagement concernant le Brexit et sa promesse de réponse pour le 31 octobre 2019.
Boris Johnson, le premier ministre Britannique, dans sa déclaration du 17 octobre 2019 à Bruxelles, annonce l’accord du Brexit : « L’accord signifie que le Royaume-Uni quitte en totalité et entièrement le 31 octobre l’Union Européenne. L’Irlande du Nord et toutes les autres parties du Royaume-Uni peuvent prendre part en toute liberté, non seulement à des accords commerciaux mais aussi décider de nos tarifs douaniers et exporter nos marchandises dans le monde,. […] Cela signifie aussi que nous pouvons prendre ensemble en un unique Royaume-Uni des décisions à propos de notre futur, de nos lois, de nos frontières, de nôtre monnaie, et comment nous voulons diriger le Royaume-Uni.»


Face à ces déclarations, le député écossais Ian Blackford, le 19 octobre, déclare : « L’Irlande du Nord dispose d’un arrangement spécial pour rester dans le marché unique européen et l’union douanière mais le Premier ministre ne donnera pas le même arrangement à l’Écosse ». Ceci est donc une raison supplémentaire pour Édimbourg de quitter Londres.

Boris Jonhson se serait donc un peu trop vite réjoui concernant la position des différents Royaumes et principalement de l’Irlande du Nord. En effet le prochain référendum concernant le Brexit et par la même occasion le Scoxit, c’est à dire la décision de l’Ecosse de quitter ou non l’Union européenne, est susceptible de détacher l’Écosse du « Royaume-uni »: on pourra alors parler de « Royaume-Désuni ».

Des intérêts géopolitiques extra-européen ou extra-continentaux s’ajoutent au fait que certains trouveront des intérêts à diviser l’Angleterre. De nombreux écossais sont favorables à l’idée de rester dans l’UE. Mais en quoi une Écosse indépendante pourrait-elle être dangereuse ? Deux fois plus étendue que la Belgique, comptant 5,5 millions d’habitant, avec un PIB global égal à celui du Danemark et supérieur à celui de la France, l’Ecosse pèse de tout son poids démographique et économique sur l’issue du Brexit. Si, la majorité des écossais refusent de sortir de l’UE, cet état fera son entrée parmi les états européens avec un certain poids, bien supérieur que celui de la plupart des pays du Balkans. Brexit ou pas Brexit, l’issue des élections législatives risque fortement d’engendrer d’ importantes querelles au Royaume-Uni.



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