
En 2018, 13 010 migrants ont débarqué sur débarquent sur les côtes italiennes.Une grande partie d’entre eux ont tenté de se rendre en France en passant principalement par la frontière franco-italienne à hauteur de Clavière. Ces migrants arrivent essentiellement de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Mali, du Sénégal et de Libye. En fonction des années et des hommes politiques, nous avons remarqué un changement dans les chiffres et dans les conditions de l’immigration.
En quoi la frontière franco-italienne est-elle un lieu de conflits?
Nous verrons donc qu’il existe des conflits entre migrants et forces de l’ordre en se concentrant sur la frontière franco-italienne, ainsi que les débats et les oppositions politiques qu’engendrent ces mouvements.
Clavière est une commune appartenant à la ville métropolitaine de Turin, en Italie, et se situe dans Hautes-Alpes, à 10 kilomètres de la frontière. C’est le lieu de contrôle pour passer d’un pays à l’autre. Selon les enquêtes menées sur place par Amnesty International, les contrôles français ne respecteraient pas la législation et porteraient atteinte au droit d’asile. Les conditions dans lesquelles arrivent les migrants ne sont pas prises en compte par les autorités (telles que les maladies par exemple ou le manque de nourriture).

A la frontière de Clavière comme à celle de Vintimille, la police n’a aucune pitié envers les réfugiés et les renvoie très souvent en Italie. Cependant de nombreuses organisations comme La Croix Rouge et Le Secours Populaire se placent à proximité des points de passage afin d’apporter de la nourriture ou des couvertures aux immigrés. Certains citoyens français habitant à la frontière acceptent de les accueillir chez eux illégalement en dépit des risques encourus sous l’appellation «délit de solidarité». D’autres n’hésitent pas à les dénoncer à la police notamment lorsqu’ils tentent de passer grâce au train.

Selon un reportage de France 24, un migrant arrivé du côté français de la frontière, se serait blessé en voulant échapper aux forces de l’ordre. En dépit de cette blessure, il a été refoulé en Italie. Ces migrations entraînent de nombreux conflits politiques entre l’Italie et la France qui nuisent à la bonne entente entre ces deux pays.
Tout d’abord, selon un article du quotidien Sud Ouest paru le 08/02/19, les deux pays se font des reproches mutuellement. Emmanuel Macron a été le premier à reprocher à l ancien vice président du conseil des ministres Matteo Salvini « son cynisme et son irresponsabilité ». Celui-ci avait reproché à tous les pays de l’Europe et notamment la France d’avoir renforcé le contrôle aux frontières entre les deux pays et de renvoyer systématiquement les migrants qui tentent de franchir la frontière. Mais la France invoque le règlement de Dublin . C’est un règlement européen qui détermine l’Etat membre de l’union européenne responsable d’examiner une demande d’asile et prévoit le transfert d’un demandeur d’asile vers ce pays membre. Habituellement, l’État membre responsable sera l’État par lequel le demandeur d’asile a premièrement fait son entrée dans l’Union Européenne.
Les relations semblent plus apaisées entre le président français et le nouveau président du conseil des ministres italien, G. Conte. Dans Le Point publié le 19/09/19, on apprend que les deux responsables politiques ont trouvé une nouvelle entente qui tournerait la page de l’ère houleuse de Salvini. Macron et Conte soutiennent la mise en place d’un vaste mécanisme de répartition automatique des migrants entre membres de l’Union Européenne et cela en fonction de quotas par pays.
Selon la préfecture des Hautes-Alpes, le flux des migrants a diminué. En effet, en 2018, 3 578 personnes ont été refoulées à l’Italie contre 1 254 cette année. Les très jeunes migrants représenteraient 10% de ces effectifs.
Parmi ces réfugiés plusieurs rêvent encore de passer la frontière anglaise ou allemande sans le moindre problème. Ces mouvements créent de véritables désaccords et les vies de ces personnes ne sont généralement pas prises en compte, notamment tout au long de leur parcours, parfois non-aboutis. La frontière franco-italienne est un lieu de conflits puisque pour passer d’un pays à un autre les migrants sont confrontés à de multiples contrôles. Le problème migratoire a malgré les dernières négociations altéré les relations entre les chefs d’Etats français et italiens.


Laisser un commentaire