L’oeil, allégorie de la censure et du contrôle de l’information à l’heure d’Internet

 

© Erik Drooker (www,Drooker,com)

Internet, invention de l’US Air Force datant de 1969 était initialement un réseau capable de résister à une attaque atomique, mais aussi de relier les quatre grandes universités américaines. Ce réseau est aujourd’hui accessible à tous… Enfin presque.

La Chine, régime communiste depuis 1949, bloque 23% des médias étrangers à l’heure actuelle selon Frédéric Lemaître, journaliste au Monde, ce qui réduit fortement l’accès à l’information pour les chinois qui n’ont pas Facebook, Google et Twitter. Ils doivent donc se créer leur propre réseau social comme par exemple Weibo, le « Twitter » chinois.

Pourquoi l’État Chinois a-t-il mis en place cette surveillance de l’information  et comment les chinois contournent-ils la censure ?

L’origine de cette surveillance à nos jours

En 1949, la Chine est sous un régime dictatorial, dirigé par le parti communiste qui était sous l’influence de Mao Zedong. Cette dictature met en place la censure afin d’exercer un contrôle sur la population. Avec l’arrivée d’Internet quelques années plus tard la population peut-être facilement surveillée par l’État chinois. l peut donc encadrer et surveiller l’ensemble de la population, le régime a su se saisir de la puissance d’internet et la tourner à son avantage.

De nos jours, la population chinoise n’est pas autorisée à utiliser des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou des sites internet comme Google afin de ne pas se laisser influencer par les pays occidentaux, en particulier les États-Unis, pays d’origine de ces médias. Le gouvernement a mis en place des bureaux afin de créer une «  grande muraille électronique de Chine ». Ils sont nombreux, mais le plus ancien est le bureau internet du Département de la publicité qui était anciennement le département de la propagande. Ce bureau consiste à récolter des informations sur les événements importants et les sujets d’actualité. Il limite ainsi la capacité médiatique et par voie de conséquence une éventuelle contestation de la population chinoise.

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Contestation et contournement de la censure

A cause de cette surveillance minutieuse d’internet par l’État Chinois qui n’a fait que s’accentuer au cours de ces quinze dernières années, la population a donc été obligée de créer ses propres moyens de communication et d’information afin de contourner cette censure oppressive.

Elle utilise par exemple des émoticônes qui trompent la vigilance de l’État depuis des années. Par exemple, afin de contourner le blocage  du #MeToo, les féministes l’ont remplacé par deux émojis : le riz et le lapin qui une fois prononcée à haute voix s’entend « Mi tu ».

Malgré ces initiatives ingénieuses, elles ne fonctionnent qu’un court moment car elles finissent par être détectées par l’État qui les bloque.

La contestation de cette censure s’exprime dans le monde entier par de nombreux moyens, comme le roman de George Orwell écrit en 1948 intitulé « 1984 » où il critique cette censure installée dans les pays communistes pas seulement dans les pays communistes! dans toutes les dictatures!comme la Chine avec la phrase «  BIG BROTHER IS WATCHING YOU  ».

La censure, entre manipulation et désinformation ?

En effet, cette censure cache de nombreuses informations à la population chinoise, mais également au monde entier. Nombreux sont ceux qui parlent de complots sur la toile avec récemment l’apparition du coronavirus qui existerait peut être depuis plusieurs années, mais aurait été étouffé par le gouvernement chinois.

Certains disent qu’il aurait été crée en laboratoire, d’autres disent que cette épidémie sert à forcer la population à se vacciner, de nombreuses théories du complot apparaissent.

C’est donc à cause de cette manipulation et cette désinformation que sont provoqués la peur ainsi que le doute de l’information.

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