
DE NOUVELLES FAÇONS DE CONSOMMER L’INFORMATION
La consommation, c’est le fait d’utiliser ou de détruire des biens et des services dans le but de satisfaire un besoin. Consommer de l’information, c’est en quelque sorte la détruire pour l’intégrer à son propre capital culturel. Cette consommation est donc motivée par les besoins qu’un individu cherche à satisfaire. Ces biens ou services prévus à cet effet apparaissent sous forme de différents médias. Les médias sont des moyens de distribution, de diffusion ou de communication, d’œuvres, de documents, ou de messages écrits, visuels, sonores ou audiovisuels. Ils sont souvent accessibles au grand public. L’évolution des médias entraîne un changement dans l’accès à l’information, mais crée aussi de nouveaux dangers pour les consommateurs.
La publicité est prédominante dans l’industrie papier et numérique pour la plupart des journaux en général. C’est dans ce modèle publicitaire que les médias travaillent, avec des annonceurs. Les annonceurs, ce sont des personnes ou des sociétés qui insèrent des messages publicitaires dans les journaux, ou qui les font passer à la radio, à la télévision, ou sur Internet. Mais les intérêts des lecteurs, des médias et des annonceurs divergent forcément. Un tel fonctionnement a forcément nourri une méfiance envers les journalistes qui suivent une ligne éditoriale dictée par des annonceurs et sont contraints. La crédibilité de la radio, de la presse et de la télévision est de nouveau en baisse après un léger rebond l’an passé. La radio reste la source d’information la plus crédible aux yeux des Français (50%, -6 points), et ce depuis 1990. Mais la façon de nous informer évolue avec l’arrivée de nouveaux acteurs.
On observe un nouvel intérêt pour l’actualité en 2019 : 67% des Français déclarent suivre les nouvelles avec un grand intérêt (+5 points). La dynamique n’est pas la même chez les 18 à 24 ans, pour qui 50% déclarent s’intéresser à l’actualité.
L’utilisation des médias sociaux est une pratique qui augmente dans tous les pays avec 51% des internautes qui les consultent comme première source d’information. Aussi, 44% des personnes connectées utilisent Facebook pour trouver, consommer et partager des nouvelles. Beaucoup d’autres plateformes se développent et 12% des Américains de 18-24 ans utilisent Snapchat.
Notre façon de nous informer est en train d’évoluer avec l’arrivée de tous ces nouveaux acteurs. Reuters Institut, une université de journalisme à Oxford montre dans une de ses études le rôle croissant des vidéos en ligne dans la diffusion d’informations. Mais aujourd’hui la préoccupation majeure est le blocage de la publicité. En Pologne 56% des moins de 35 ans utilise un dispositif pour la bloquer. Pour ne pas avoir de publicité il faut être prêt à débourser quelques deniers et le Royaume-Uni l’a bien compris puisque 7% de sa population paye pour avoir accès à des informations en ligne.
Ces nouveaux acteurs, qui nous permettent de consommer l’information, nous permettent aussi de la reporter. Un seul tweet ou un seul post sur les réseaux sociaux permet de partager une info. Ces réseaux sont puissants et permettent à celle ci d’être vue par des dizaines voir des centaines de millions de personnes à travers le monde. L’information peut être vite relayée mais aussi vite transformée. A titre d’exemple, 500 millions de stories Instagram sont publiées chaque jour.

Source : Instagram
En effet tout le monde peut créer l’information. Pour la créer il nous suffit avant toute chose de bien savoir pour qui on écrit cet article, dans quelle situation il sera lorsque cette personne prendra connaissance du contenu et quelles seront ses attentes vis-à-vis de l’article. C’est la première étape de la création d’information. Par la suite il faut récolter toutes les informations que l’on peut trouver concernant le futur article. Après avoir récolté ces précieuses informations il suffit juste de structurer l’agencement des photos, du texte. Maintenant il vous faut rédiger cet article et l’éditer c’est-à-dire créer un titre plutôt attrayant et un petit paragraphe permettant de décrire l’article tout en citant les sources que ce soit une photo ou bien un morceau d’interview. Après avoir effectué toutes ces tâches vous pouvez publier votre article sur internet. Voilà comment de chez vous ou partout ailleurs vous pouvez créer de l’information. Mais certaines fois dans ces « informations » se cachent des fake news.
Qu’est-ce qu’une fake news ? Une fake news est une information mensongère qui a pour but de manipuler ou tromper un auditoire. C’est alors que sur internet toutes les informations que nous voyons passer sont à prendre avec précaution et certaines vérifications seront utiles pour vérifier cette information. Aller voir d’autres sites pour voir si l’information concorde, vérifier sur quel site nous sommes (reconnu, certifié ou pas), alors prudence face à l’information.
Mais aujourd’hui les informations que nous voyons sur nos téléphones ou nos ordinateurs ne sont pas simplement là par hasard, elles sont là parce que votre PC vous espionne en utilisant… des cookies.
Mais qu’est ce qu’un cookie ? Un cookie est un fichier qui est déposé par votre navigateur sur votre ordinateur lorsque l’on est sur internet. C’est un fichier uniquement composé de textes (un fichier texte), il est alors totalement inoffensif. Le fichier est généré par le site que l’on regarde et est envoyé à votre navigateur internet. Et c’est ainsi que la traque commence! Ces cookies sur votre navigateur (que l’on accepte tous sans se poser de questions) vont alors se mettre à nous pister et à scruter nos moindre recherches que l’on effectue sur internet.
Par exemple, surfer sur un site de vente de chaussures en ligne, ajouter quelques articles à notre panier puis fermer le navigateur et le ré-ouvrir quelques heures plus tard, nous montrera que les cookies ont bien fait leur travail, puisque en se baladant sur d’autres sites il est très probable que l’on voit une pub pour la paire de chaussures que nous avions consultée précédemment. Et tous ces cookies enregistrent aussi vos préférences sur les sites que vous visitez.
Mais à quoi servent tous ces cookies ? Un début de réponse se trouve plus haut. Les cookies vont pouvoir ainsi contenir nos centres d’intérêt. Les publicités que nous allons visionner sur Youtube ou d’autres sites vont alors être ciblées en fonction de nos goûts. C’est cookies sont alors une partie du gagne pain des grosses sociétés comme Facebook qui génère en moyenne 0.65 centimes par clic sur une pub sur leur site. Résultats : en 2015, 17.08 milliards de dollars de recettes de publicités pour Facebook.
C’est alors que toutes les informations que nous visionnons sur certains sites ne sont pas dues au hasard et sont alors ciblées en fonction des sites que nous visitons (plus de droite, de gauche, de divertissement, basé sur les nouvelles technologies), de nos goûts, de nos loisirs, de nos activités (avec la géolocalisation de notre téléphone). Et ceux inscrits sur Facebook (plus de 2 milliards de personnes) trouveront certainement beaucoup de pubs, d’informations et de contenus avec lesquels ils sont déjà d’accord. En prenant l’exemple de Facebook : ce site agit comme un filtre avec plusieurs informations, opinions et va alors nous proposer celle avec laquelle on est déjà en accord. Alors, avons nous vraiment accès à une information ouverte ?
Alors, en 2020, nos manières de consommer l’information ont bien changé. La distribution de celle-ci a énormément évolué depuis l’apparition des réseaux sociaux. Les médias classiques ne sont plus l’unique monopole pour informer. L’accès à l’information s’est énormément démocratisé depuis quelques années. Mais cet accès nouveau vient aussi avec une méfiance inédite car les informations sont beaucoup plus malléables et sont relayées plus vite.
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