
En 1995, le premier réseau social est créé, même si beaucoup l’ont oublié… il se nomme Classmates.com. Son but était de remettre en contact des anciens camarades de classe.
Maintenant, beaucoup de nouveaux réseaux sociaux lui ont succédé tels que Twitter, Facebook, Snapchat, Instagram et bien d’autres encore… Ils consistent toujours à rencontrer de nouvelles personnes, en retrouver, partager des moments ou encore nos opinions… Les réseaux sociaux sont un moyen de défendre ses idées, un message engagé, de diffuser des informations actuelles et en conclusion de liberté d’expression. Cela est devenu simple et viral grâce aux hashtags et aux partages qui permettent de réunir une masse importante d’informations et de messages autour de sujets engagés.
LES RÉSEAUX SOCIAUX POUR DÉNONCER
L’un des exemples les plus marquants est le mouvement #Balancetonporc. Il a débuté le 13 octobre 2017, lorsqu’une journaliste indépendante, Sandra Muller, publie sur la plateforme Twitter un appel aux internautes pour raconter en « donnant le nom et les détails un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot ». Elle invente alors le célèbre hashtag #BalanceTonPorc. Ce même jour, elle dénonça « le premier porc » avec ce tweet :
« Tu as de gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. Éric Brion, ex-patron de Équidia. #balancetonporc ».
Le message est re-tweeté des milliers de fois. En peu de temps, le mouvement grâce à sa diffusion a pris une ampleur énorme… Le mouvement #Balancetonporc est né.
Ce mouvement a permis à de nombreuses femmes victimes de harcèlement sexuel de s’exprimer, de se rassembler et de se soutenir. Aussi, encore actuellement le site https://www.balancetonporc.com/ ou la plateforme YouTube nous permet de trouver de nombreux témoignages de femmes abusées.
Maintenant, grâce à la propagation du hashtag, certaines femmes ont pris conscience de leurs agressions, elles n’ont plus peur et osent dénoncer. En effet, le nombre de plaintes pour agressions sexuelles a considérablement augmenté depuis 2017, l’année dernière au total, 52000 plaintes ont été enregistrées soit 10000 de plus qu’il y a trois ans.
Certains hommes se remettent en question comme Mathieu, 36 ans, musicien parisien qui témoigne pour le journal « Libération« .
«On peut s’interroger sur notre propre délicatesse ou indélicatesse. A quel moment on est dans le dépassement des limites, ou le consentement. Moi-même je ne me rends peut-être pas compte que je peux être lourd. Sous couvert de blagues, on pense qu’on est cool alors qu’on ne l’est pas. Ça peut aussi rendre des gens qui n’étaient déjà pas à l’aise avec la drague, parano. J’en ai parlé avec des amis. On tourne tout ça en dérision pour ne pas trop dramatiser. Mais ça n’enlève pas le fait que toute cette vague de témoignages révèle qu’il y a un problème.»

LES RÉSEAUX SOCIAUX VERS UN NOUVEAU « TRIBUNAL » POPULAIRE?
Sur Twitter, cela a aussi créé une nouvelle polémique et n’a pas arrangé les rapports hommes-femmes. Beaucoup de personnes, par ce mouvement réclament justice et pensent que ce n’est pas ici qu’il faut avouer ses fautes, mais dans un commissariat. « N’allez pas sur Twitter si vous avez été agressées, allez porter plainte au commissariat ».
De plus, Sandra Muller est condamnée pour diffamation suite à son « attaque » contre Éric Brion. De même que sur les réseaux sociaux deux « clans » se forment… Certaines personnes pensent que la justice patriarcale a été proclamée. Cependant, le tribunal correctionnel de Paris a été clair : la créatrice du #balancetonporc a dépassé les limites de la liberté d’expression, ses propos dégénérant en attaque personnelle.
Pour conclure, ne le cachons pas : les réseaux sociaux ne vont pas permettre de rendre justice. Cependant, ils ont un rôle important à jouer. Par leur force et leur importance dans notre monde actuel, ils permettent de donner la parole à tous ceux et celles qui peuvent et veulent trouver du soutien, s’exprimer, s’intégrer à des groupes pour pouvoir lutter contre ces agressions. C’est aussi un moyen d’y trouver une écoute, une force et aider dans le processus de reconstruction.
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